« A la conquête.. » : une énergie… mordante

  1. 01. « A la conquête.. » : une énergie… mordante

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  2. 02. A la conquête de la critique avec « A la conquête de l’homme rouge », roman

    « Un roman (dé)culotté qui s’attaque à la lutte des classes par la braguette. C’est drôlatique, gonflé, parfois complètement déjanté. Ce n’est pas Le Capital mais c’est assez révolutionnaire dans son genre », Patrick Williams, Elle, 11 octobre 2019.

    « Tous les domaines s’entrechoquent et nous catapultent loin de nos idées reçues, avec beaucoup de gourmandise ! Un vrai régal ! Un roman plus profond qu’il n’y paraît, complètement d’actualité », Bénédicte de Loriol, PublikArt.

    « L’humour de Corinne Maier fait des étincelles lorsqu’il s’agit de tailler un costard à notre triste petit monde », Myriam Berghe, Femmes d’aujourd’hui n°48, décembre 2019.

    « Entre satire sociopolitique et comédie romantique, impossible de rester insensible à l’énergie mordante de cette fiction qui dévisse un par un tous les boulons idéologiques de nos modes de vie », Paloma de Boismorel, Gael n°123, novembre 2019.

    « J’ai savouré cette lecture. L’humour de l’auteure est justement dosé… J’ai appris beaucoup de choses sur l’histoire de la gauche… Si tu veux trouver ou retrouver ton âme de gaucho tu devrais t’amuser avec ce livre ! », le blog littéraire Les lectures d’Amandine.

    « Corinne maier, la première personne qui peut citer Mao sans que le ridicule ne la tue », @JanBucquoy, cinéaste.

    « Désopilant », Siné mensuel, décembre 2019.

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  3. 03. Drôle de coco

    Le livre le plus rigolo (article de Myriam Bergue dans Femmes d’aujourd’hui n°48-décembre 2019)

    « Rouge comme la révolution… l’homme du titre étant un leader de l’extrême-gauche italienne, un peu poseur (de bombes) dont s’éprend Corinne Zed, une bourgeoise divorcée qui vit aux crochets des siens entre Paris, New York et… Molenbeek ! Pour lui plaire, Corinne est prête à tout, même à renier ses valeurs de droite et à renouer avec son passé de fille de « cocos ». Après un début un peu lent, l’humour acide de Corinne Maier (Bonjour paresse, No kid) fait des étincelles lorsqu’il s’agit de tailler un costard à notre triste petit monde. »

    À la conquête de l’homme rouge, Anne Carrière, 17 €.

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  4. 04. Tous sans-culottes !

    Paru dans Elle du 11/10/19

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  5. 05. Extrait de « A la conquête de l’homme rouge »

    (L’art de faire une pipe à un gauchiste)

    « Je mets ma bouche en forme de O, comme le O de rouge, de soviétique, de communiste. Je salive, j’humecte, je donne des coups de langue en partant de la base. Puis, je prends son pénis en bouche. J’effectue un lent mouvement giratoire, haut-bas, droite-gauche. À cet instant, je pense au mot de Staline qui, pour évaluer la force de l’ennemi, demandait : « Combien de divisions ? ». Je m’interroge : Combien de centimètres ? Ma bouche goulue se transforme en verre doseur, cet ustensile de cuisine servant à mesurer les ingrédients. À vue de langue, j’ai affaire à une saucisse Knäcki tout au plus. Peu importe, ce sceptre ne sera pas mon trophée personnel. Quand on est de gauche, on fait une croix sur le désir d’appropriation. Déjà sa kalashnikov fait pschitt. Le smoothie révolutionnaire a un goût décevant, comparable au fromage à tartiner Philadelphia. Pas de quoi porter à ébullition les papilles du plaisir, mais cent millions de spermatozoïdes de gauche par millilitre ne se refusent pas. Ce jet vivifiant me lave de toute concupiscence, de tout désir vain de conquête. Ça y est, j’ai effectué mon baptême gauchiste. »

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  6. 06. « A la conquête de l’homme rouge », roman

    Paru aux éditions Anne Carrière en septembre 2019 (bientôt en anglais chez Wrecking Ball Press)

    Le pitch : Par amour pour un beau gauchiste, Corinne Zed décide de s’engauchiser ; dorénavant, elle sera blanche dedans et rouge dehors, comme une fraise Tagada. Ce ne sera pas facile car elle adore le champagne et les bonnes choses, autant de tentations épicuriennes irrésistibles qui constituent des obstacles sur la route de la révolution. Au fait, que peut-on manger sur les barricades ? La lutte finale, oui, mais avant ou après l’apéro ?

    Le mot de l’éditeur, Jean-Baptiste Gendarme : « Cette satire sociale pleine d’humour est une réflexion tour à tour inattendue, cruelle et cocasse sur l’engagement, la politique, la gastronomie, la révolution et, bien sûr, l’amour ».

    Son prix est de 17 euros : clin d’oeil, bien sûr, à la révolution russe.

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  7. 07. No dogs, no cats

    Nos animaux domestiques détruisent la nature et biodiversité. Non seulement ils tuent d’autres espèces, mais ils dévastent des habitats, modifient des territoires. La France est championne du monde des animaux de compagnie (encore une preuve, si besoin était, que la France s’ennuie) : 13,5 millions de chats, 7 millions de chiens. Chaque année, ils consomment 1,2 tonne de produits alimentaires. Ils génèrent des milliers de tonnes de déchets. Un chien consomme en moyenne 164 kg de viande par an ; la nourriture carnée des animaux de compagnie est responsable de l’émission de 64 millions de tonnes de CO2 tous les ans dans le monde. Des études mettent en garde : les animaux de compagnie, ça suffit. Votre chat se barre, votre chien meurt ? Ne le remplacez pas. Avoir des copains c’est quand même plus sympa que de nourrir un animal sale (je parle du chien), stupide, qui vous boulotte sans vergogne si vous tombez dans le coma chez vous (ben oui, ça arrive à des gens très bien, comme disait ma grand-mère).

    Une pétition demande l’instauration d’un bonus-malus sur la possession de chien et de chat : on la signe maintenant.

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  8. 08. #nosmartphone

    Je n’aime pas les smartphones. C’est d’abord par flemme que je n’en ai jamais acheté, je déteste apprendre à utiliser de nouveaux gadgets. Et puis, ça a été par radinerie. Enfin, ça a été par éthique personnelle. Ces gizmos sont fabriqués par des esclaves et pillent des ressources rares ; sur les 1,4 milliards qui se vendent tous les ans dans le monde, bien peu sont recyclés. Bref, c’est de la merde au carré. D’autant que c’est aussi l’utilisateur qu’ils réduisent en esclavage : rien n’est plus laid qu’une personne scotchée à son écran comme si sa vie en dépendait. Savez-vous que l’usage du smartphone donne des rides ? L’industrie cosmétique est déjà sur le pont et propose des rollers lissant pour lutter contre la « tech neck », le cou techno.

    Quand je brandis mon cri de guerre « mort aux smartphones », peu nombreux sont ceux qui m’emboitent le pas. « Mais comment tu fais? » est la réaction la plus courante. Il y a des gens que cela agace. « C’est un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre », m’a lancé quelqu’un. Bien vu : beaucoup de tycoons de la Silicon Valley n’en ont pas. Pas fous, ils n’ont pas envie d’avoir un fil à la patte et d’être pisté partout. Décider de se passer de quelque chose, de « ne pas » faire, ne pas acheter, est une forme de luxe ; être « nepaïste », c’est la classe. La non-consommation est-elle une nouvelle forme de différenciation sociale ? La frime nouvelle manière est née, et elle gagne du terrain car les ventes de smartphone sont en baisse et les perspectives d’avenir sont mauvaises. Bonne nouvelle !

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  9. 09. ringard?

    C’est fou le nombre de mots ou d’expressions qu’on n’utilise plus ! Je parle des mots d’avant, ceux qu’utilisent encore nos parents ou nos grands-parents. Les mots qui datent quelqu’un au carbone 14. Rien que « zut », par exemple, est tombé au champ d’honneur de la langue. Des expressions comme « elle est habillée comme l’as de pique », « il se met la rate au court-bouillon », « il est bête à manger du foin », « elle baille à s’en décrocher la mâchoire », ont fait leurs adieux. A condition de ne pas le dire trop fort il nous est encore possible de voir midi à sa porte, de mener une vie de bâton de chaise et d’avoir les yeux plus gros que le ventre en attendant de manger les pissenlits par la racine. Car on n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace, ah mais !

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  10. 10. Eléments de jargon

    J’adore le jargon, je le déguste comme du petit lait. De passage à Cahors, je passe devant un chantier, et là coup de bol, j’avise des panneaux en langue de bois. Je me précipite pour prendre des notes. Le bâtiment en construction, un cinéma, sera bien entendu « un lieu de vie » (forcément puisque seuls les cimetières sont des lieux de mort) et s’inscrira dans « une démarche d’interactions sociales » (a-t-on déjà revendiqué « une démarche de ghettoisation » ?) afin que les usagers « s’approprient l’espace » (ce serait étonnant qu’ils se le désapproprient en s’envolant). Il est précisé : « Cet élément de couture urbaine sera structurant du point de vue urbain et réinterprétera la morphologie de la place en dialoguant avec la ville ». Magnifique ! Mais ce n’est pas tout ! On nous promet de la « fluidité » ! De la « volumétrie optimisée » ! Des « équipements structurants » ! Une « nouvelle écriture urbaine » ! Un « bâtiment fédérateur » !
    J’ai assez ri, je m’en vais déguster un cassoulet. Et ça c’est digeste.
    nb : Cahors est une ville située dans le Sud-Ouest de la France, les habitants s’appellent les Cadurciens ; Cahors = cassoulet, foie gras, confit de canard, cou farci, etc.

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© 2013 Corinne Maier

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