Biographie

Corinne Maier  
Écrivain

corinne@corinnemaier.info

Un jour, quand j’étais petite, j’ai disparu. La nuit, mes parents, inquiets, m’ont retrouvée dans un parc de l’autre côté de la ville, armée d’une petite lampe de poche. Je cherchais une chose dont je n’ai pas su dire le nom… Quoi ? Un trésor, un secret ? Encore aujourd’hui, je cherche…

Je suis écrivain. J’écris en français, et je suis française, belge et suisse. Ce que j’appelle la « Swifranbel », ce mélange improbable de Suisse, de France et de Belgique, c’est mon pays. Bien sûr ce n’est qu’une formule, car mon pays, mon vrai pays, c’est là où on rit. Et, malheureusement, on rit de moins en moins. La planète ne va pas bien, et moi non plus.

Je suis également économiste, historienne et psychanalyste. J’ai écrit une vingtaine de livres, essais, pamphlets, récits, scénarios de bande dessinée. J’écris sur ce qui m’intéresse, sans me demander qui va me lire. Certains de mes livres ont été très lus, d’autres très peu. Plusieurs questions traversent ce que j’écris : comment fonctionne la société ? Qu’est-ce que créer quelque chose de nouveau ? Qu’est-ce que la folie, et comment celle-ci peut-elle imaginer des mondes différents ? Comment faire la révolution ?

Certains de mes livres sont sérieux, d’autres beaucoup moins. C’est avec ceux consacrés à la société d’aujourd’hui que je suis devenue connue. Il existe aujourd’hui près de 80 traductions de mes livres, dans le monde entier. Le New York Times m’a consacrée « icône de la contre-culture » et la BBC m’a fait entrer en 2016 dans le club des « cents femmes les plus influentes et les plus inspirantes du monde ».

Avec mes livres, j’ai eu du succès, des ennuis, des insomnies et des gueules de bois. J’ai pris des avions, écrit des articles, perdu quelques amis et rencontré des gens formidables. J’ai exaspéré mon employeur, scandalisé les parents, agacé les Français et séduit ceux qui prennent le parti d’en rire.

Il y a des gens qui trouvent mon travail de mauvais goût, car je dis merde au travail, à la famille et à la patrie. Je leur réponds que c’est notre société qui est de mauvais goût, les panneaux publicitaires, les bombes déversées au nom de la démocratie, les océans pollués, la nature pillées, la planète surpeuplée. Que les béni-oui-oui par la faute desquels le monde est de plus en plus moche passent leur chemin et aillent lire ailleurs (s’ils lisent).

« Je crois aux cœurs généreux, aux pénis gaillards, aux esprits éveillés et au courage de dire merde […] ». DH Lawrence

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© 2013 Corinne Maier

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